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De
nombreuses personnes souffrent de maladies ou de troubles
divers liés à une sorte d’auto-intoxication
: celle- ci est due à des erreurs alimentaires
et parfois à un manque d’exercice, notamment à la
fin de l’hiver.
Certains produits intermédiaires et terminaux
des métabolismes, les scories en quelque sorte,
résultant des combustions de la vie cellulaire,
s’accumulent non pas tant dans le sang mais dans
les tissus et surtout dans les espaces interstitiels.
En effet, le sang ne parvient pas directement jusqu’aux
cellules ; entre les deux se trouve un tissu de soutien,
ou mésenchyme, ou tissu conjonctif. Celui-ci
entoure chaque vaisseau capillaire jusqu’au plus
fin, remplit chaque espace vide entre les organes et
les cellules. L’apport d’éléments
nutritifs du sang vers les tissus, tout comme l’élimination
des déchets dans le sens inverse, se fait toujours à travers
ce tissu conjonctif, qui est particulièrement
adapté à cette fonction, grâce à son état
colloïdal.
Il se comporte comme une sorte d’éponge
qui absorberait certains composants du sang et des
tissus. Un déchet ne passe dans le sang que
lorsque celui-ci a été suffisamment débarrassé du
même produit par l’activité excrétoire
normale des reins, des poumons, des glandes et de la
peau. Ainsi le tissu conjonctif protège à la
fois la cellule contre son auto-intoxication et le
sang contre une surcharge de résidus métaboliques.
Cette accumulation provisoire de substances nutritives
et de déchets est indispensable à la
vie.
Mais le rôle d’accumulation et de désintoxication
du tissu de soutien, malgré ses étonnantes
capacités, a tout de même ses limites.
Si, au cours des années, il y a une accumulation
constante de produits métaboliques et de toxines,
de substances alimentaires et de scories, si l’alimentation
reste trop riche, le tissu conjonctif finit par être
endommagé : les déchets s’accumulent
d’abord dans ce tissu de soutien et ensuite dans
le sang, où l’on peut parfois les doser
chimiquement. Notons qu’il faut une surcharge
extraordinaire du tissu conjonctif pour qu’apparaisse
dans le sang une modification du pH, par exemple à la
suite d’un trouble de l’équilibre
acido-basique.
Les causes suivantes semblent favoriser l’accumulation
de ces scories :
suralimentation surtout
en graisses et en protéines
animales,
- émonctoires insuffisants par mauvais
fonctionnement des reins,
de l’intestin, de
la peau, des poumons,
- sommeil et repos insuffisants,
- manque d’exercice physique (professions
sédentaires),
- troubles endocriniens (thyroïde, hypophyse,
glandes génitales),
- carence en vitamines, sels minéraux,
enzymes, oligo-éléments.
Un grand nombre de nos contemporains souffrent de
maladies locales ou générales à la
suite de cette surcharge de leur tissu conjonctif.
Les nodosités et tuméfactions rhumatismales,
quand elles ne sont pas d’origine infectieuse,
se forment précisément à partir
de ce tissu conjonctif infiltré et intoxiqué.
Sans attendre ce stade avancé et pour enrayer
l’évolution, il convient de décharger
et de nettoyer le tissu conjonctif par les fameuses
cures de dépuration.
Ces cures peuvent prendre les formes les plus diverses :
cure de jeûne,
- cure de jus de fruits,
- cure de crudités,
- cure de tisanes,
- bains de vapeur, saunas et autres traitements
hydrothérapiques.
On peut aussi employer des plantes médicinales
:
cure de bouleau, d’ail des ours, d’aubier
de tilleul, de pissenlit, de chardon marie, de baccharis.
Les irrigations intestinales, la gymnastique respiratoire,
l’exercice en plein air, une alimentation végétarienne
et pauvre en sel constituent des adjuvants utiles.
Préparation à la cure de dépuration :
La vie de nos tissus dépend essentiellement
de la respiration cellulaire ; les cellules sont capables, à la
suite de réactions en chaîne très
complexes, d’absorber et de rejeter de l’oxygène
(professeur Bingold). Des ferments oxydants jouent
un rôle prépondérant dans ce processus.
Si l’un de ces ferments vient à manquer,
la réaction en chaîne s’arrête
et le produit du métabolisme intermédiaire,
représentant un maillon de la chaîne,
reste sur place et tend à s’accumuler
dans le tissu conjonctif alors que les maillons suivants
feront défaut. On comprend ainsi le mécanisme
intime de 1’auto-intoxication et la nécessité d’une
dépuration.
On pourrait prendre ici également 1’exemple
des troubles hépatiques, déclenchés
par une infection, une intoxication ou un phénomène
de catarrhe. Au niveau de la cellule hépatique également,
une alimentation déficiente peut donc avoir
pour conséquence une interruption de processus
métaboliques vitaux, entraînant elle-même
une accumulation de déchets et un manque de
certains produits intermédiaires nécessaires à la
chaîne métabolique*. *Docteur E. Schneider/la
santé, ça se mange ! Éditions
vie & santé.
La première condition d’une cure de dépuration
est de renoncer aux aliments d’origine animale.
Si l’on veut mener à bien une cure de
dépuration ou de jeûne, il faut qu’elle
soit accompagnée d’exercice physique.
Il ne s’agit
pas de faire des efforts violents mais de pratiquer
un entraînement régulier, au cours duquel
on amènera l’organisme, au moins une
fois par jour et pour un court moment, à la
limite de ses possibilités ; cela se traduit
généralement par de la transpiration.
La cellule hépatique, qui constitue en quelque
sorte le laboratoire central de notre métabolisme,
bénéficie plus que toute autre d’une
cure de dépuration et des substances actives
apportées par les jus frais de fruits et de
plantes, les légumes et les salades.
Par ailleurs, le nettoyage intestinal s’impose,
car un mauvais fonctionnement de cet organe entraîne
la formation de corps très toxiques tels que
phénol, indol, scatol ; l’intestin devient
ainsi le foyer d’ auto-intoxication le plus virulent.
Pour qu’une telle cure soit réellement
profitable, il faut la faire précéder
d’un changement complet de régime alimentaire
et parfois de mode de vie.
Pendant quatre à six semaines, il convient d’éviter
au maximum le sel et tous les aliments « uricémisants »,
c’est-à-dire provoquant la formation d’acide
urique dans l’organisme : viande, poisson, oeuf,
café, thé, chocolat. Plus de six mois
après le début d’un régime
sans sel, on trouve encore du sel, tous les jours,
dans les urines de certains patients ; c’est
le signe de son accumulation dans les tissus organiques.
D’autre part, on consommera beaucoup de crudités,
de fruits doux de saison, des jus de fruits, des tisanes,
de la choucroute crue.
Les cures de printemps et de dépuration sont
des mesures efficaces pour stimuler la vie cellulaire,
les fonctions organiques, l’hématopoïèse
et une bonne irrigation de toutes les cellules.
Cependant, ce régime n’est bénéfique
que si la fonction intestinale ne souffre d’aucune
perturbation. On peut souvent vaincre la tendance à la
constipation en prenant un verre de jus de pomme ou
des figues ou de poudre d’ispaghul avec un grand
verre d’eau avant chaque repas.
Modes d’application de la cure de dépuration :
Le jeûne absolu ne doit se faire que sous surveillance
médicale ; il nécessite, de plus, un
repos relatif.
Le jeûne partiel peut s’appliquer dans
un grand nombre de cas.
Exemples : remplacer le petit déjeuner, pendant
quatre à six semaines, par une tisane dépurative
et quelques fruits. Le régime végétarien
est souvent curatif à lui seul.
La cure la plus active semble être celle de crudités
et surtout de fruits crus : matin, midi et soir faire
une monodiète de fruits frais sur une journée
ou deux :
- cure de fraises,
- cure de cerises,
- cure de pèches,
- cure d’abricots,
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- cure d’ananas,
- cure de raisins,
- cure de figues,
- cure de mures.
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Une surveillance médicale s’impose
quand une telle cure doit traiter une maladie particulière.
Les jus, potages et salades à base d’herbes
aromatiques sont également d’une grande
efficacité sur le métabolisme et la fonction
intestinale.
L’usage de plantes permet d’accélérer
le drainage et le nettoyage des tissus :
En cas de symptômes chroniques de dermatoses,
de sinusites, d’amygdalites, d’otites,
de manque d’appétit, de frilosité,
d’indigestion, de somnolences après les
repas, de sensibilité aux piqûres d’insectes,
de forte transpiration des pieds, de mauvaise haleine,
de cholestérol, de constipation, d’hémorroïdes,
d’asthme, il faudra choisir plutôt des
plantes à visée hépatique :
pissenlit, desmodium, chardon marie, artichaut, radis
noir, fumeterre, aubier de tilleul, romarin, souci,
bourgeons de genévrier…
En cas de symptômes chroniques de rhinopharyngites,
d’aphonie, de maux de gorge, de laryngites, de
rhumes, de bronchites, d’œdème,
de rétention d’eau, de « poches
aux yeux », de rhumatismes, d’acide
urique, il faudra privilégier les plantes à visée
rénale : bouleau, navet, frêne, aubier
de tilleul, pissenlit, sureau, poireaux, queues de
cerises, salsepareille, reine des près.
Vous avez maintenant tous les éléments
pour réussir une cure de dépuration de
printemps afin de retrouver la forme physique et mentale.
Vous pouvez aussi y perdre vos vieilles douleurs et
vos kilos superflus.
Mais à bien réfléchir :
La sagesse de nos anciens commençait peut-être
au printemps par la cure de radis et de pissenlits.
Vous pouvez accélérer votre drainage
et fortifier vos organes digestifs grâce aux
possibilités suivantes :
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